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Home Rés. Compétitions De retour du O'Bivwak

Le voyage :

Cette année le raid avait lieu dans le Beaujolais vert (pas dans un verre de Beaujolais rouge !), à l’est de Roanne.

Nous étions 3 dans l’équipe : Daniel (notre trésorier), Hervé (mon frère) et moi-même. Cette composition d’équipe a dicté le choix du circuit G, puisque c’est le seul où un troisième équipier est admis !

Départ de Laval le vendredi vers 19h, puisqu’il nous a fallu attendre que le dernier d’entre nous se débarrasse de ses corvées professionnelles pour pouvoir partir !

Après un arrêt pour diner du côté de Vendôme et une nuit passée à Bourges, il nous faut reprendre la route dès 8h00 puisque le GPS d’Hervé (Garmin, notez bien la marque !) nous indique qu’il nous reste à peu près 2 heures de route. Pas de souci, il a programmé les coordonnées géographiques du site indiquées par l’organisateur ! Et cette année, on pas envie de se faire avoir comme en 2010 où nous étions arrivés sur le lieu de course vers 11h30, donc trop tard pour prendre le temps de peaufiner son sac à dos… L’heure d’arrivée affichée est autour de 10h30, ce qui nous paraît optimum.

Avant Roanne, le GPS nous dit qu’on vient de rater une sortie…. Donc retour sur nos pas (2,5 km en arrière) pour revenir dans l’itinéraire normal…

Peu de temps après, Yves nous appelle au téléphone, il est encore à 1 heure du site… Pas de souci, nous y serons avant lui puisque le GPS nous indique l’arrivée dans 34 minutes…

Un instant plus tard, quittant la lecture de mon passionnant bouquin, je m’étonne un peu qu’on ne soit pas déjà passé à Roanne et qu’on ne soit qu’à une demi-heure du site… Hervé nous montre le papier qui lui a servi à noter les coordonnées avant de les saisir dans son appareil : pas d’erreur… Mais force est de constater que le GPS ne nous emmène pas au bon endroit !! On saisit « Cublize 69 » dans le GPS et le résultat du calcul change d’un seul coup : ce n’est plus 25 km qu’il reste, mais 95 !!! Heure d’arrivée prévue : 11h34 !!

La lecture des consignes nous apprend que l’accueil est ouvert jusqu’à 11h30 et que le contrôle des sacs n’est ouvert que jusqu’à midi (le départ en masse étant fixé à 12h30)…. Petit vent de panique à bord…

Pour gagner du temps, je décide de boucler mon sac à dos et de me mettre en tenue de raid car c’est moi qui, dès notre arrivée sur le site, devrai cavaler jusqu’à l’accueil pour récupérer nos dossards… Mais je ne sais pas vous, mais personnellement, je ne suis pas un bon marin… alors faire ça dans un camping –car qui n’arrête pas de tourner à chaque virage… ben ça ma rendu un peu pâle… et une suée m’est venue… De retour au siège passager, j’ai repris un peu mes esprits mais il n’y avait rien de trop ! Daniel fait à peu près la même chose que moi et a avoué aussi un petit malaise…

A hauteur de Thizy, Daniel voit des pancartes « CO départ »… ça paraît bon comme ça, mais le fait que ces pancartes n’étaient pas dans notre sens de marche nous a contraint à faire un demi-tour qui s’est avéré complètement inutile puisque cette signalétique était sans doute destiné à des organisateurs mais pas aux coureurs… Mais pourquoi ont-ils utilisé les panneaux de CO habituels ???

On reprend la direction du Lac des Sapins et on arrive sur le site à 11h35. Je saute du véhicule pour me lancer à la recherche de l’accueil (évidemment celui-ci est toujours à l’opposé, j’avais déjà transpiré dans le Vercors en 2010, pour la même raison !!) et je suis finalement bien accueilli : on me donne notre enveloppe avec nos dossards. Un rapide merci et me voilà reparti à fond de train dans l’autre sens pour retrouver le reste de l’équipage. On jette dans nos sacs à dos les derniers trucs à se partager, on mange un bout, et c’est parti direction le départ.

L’étape 1 :

On arrive au contrôle du sac à 12h15. L’avantage est qu’à cette heure il n’y a plus besoin de faire la queue !! Mais une dame nous fait remarquer que l’heure limite est passée et qu’on est « bloqués » !! On fait profile bas… et la contrôleuse enchaîne en disant que pour cette année ça passera et nous autorise à passer : ouf ! On nous demande de montrer nos couvertures de survie et le tente et ça y est on peut aller dans l’aire de départ !

On nous remet un poster de 62 cm par 43 cm : c’est la carte ! Des courbes de niveau tout en rondeur, du jaune, du vert, du blanc… Echelle 1/20 000, équidistance 10m. La clarté de la carte vient de ce dernier paramètre. Avec une équidistance de 5m, il y aurait eu le double de courbes de niveau…et là la carte aurait pu faire peur ! Le relief lui est le même…

Il fait un super temps : soleil et chaleur sont au rendez-vous (eux !).

Enfin une connaissance : Yves et son coéquipier.

 

 

Finalement le départ réel se fait à 12h40. Nous sommes en queue de peloton mais nous content d’y être car nous avons eu quelques moments de doute !

Ca commence par la visite du village de Cublize puisque les 2 premiers kilomètres nous font passer par le centre du village avant de pouvoir récupérer les coordonnées des balises de notre parcours. Au menu du jour : 12800 m et 620 m de dénivelé positif. On reporte un premier poste et on y va. Elle est assez loin (environ 2,5 km). Sur le chemin on va pouvoir reporter les autres postes… Pas de problème la balise 1 est bien à la jonction de la limite de végétation et du chemin. Cap sur la 2 (encore à environ 2 km). C’est là que Daniel a failli entrer en collision avec un chevreuil ! L’un des deux (je vous laisse deviner qui) allant très vite, ça a failli faire mal ! Un petit passage à travers, on contourne le Grand’mont et hop la 3 est dans la poche… En fait on a déjà fait l’essentiel de la distance en 3 balises…et il nous en reste 9 ! La fin de cette étape est donc plus du poste à  poste sans véritables choix d’itinéraires.

L’arrivée au bivouac se fait après 4h24 de marche (on n’a jamais couru) et tout près d’un petit village (d’habitude, c’est toujours en pleine « pampa » !)…

Le bivouac :

Montage de la guitoune. Quelques gouttes de pluie nous font un peu peur mais ça n’est que momentané.

Ayant repéré qu’au village, il y avait un petit troquet-épicerie, on décide d’aller y prendre une bière. On n’est pas les seuls à avoir cette idée puisque Hervé a du faire la queue pendant plus de 30 minutes pour avoir la précieuse boisson ! Ca se mérite, ces choses là !

Après dégustation, retour vers le campement et rencontre avec Yves puis les autres membres du club. On se retrouve près des tentes de Jeanne, Delphine, Elise et Guillaume pour un échange des expériences de la journée.

 

Ensuite chacun se retrouve devant sa tente à préparer le repas : potage, nouilles chinoises, et emmental feront l’affaire.

Un petit tour aux toilettes : sèches mais très bien organisées. Un file d’attente assez importante mais ça avance très vite donc ça se passe bien.

Bonne partie de rigolade dans la guitoune au moment du coucher ! On ne sait plus si les éclairs qu’on perçoit sont dûs aux photographes ou à l’orage… Mais le tonnerre qu’on entend nous fixe les idées ! Fort heureusement, il n’est pas tombé de pluie pendant la nuit.

5h00 du matin, le réveil annoncé comme « surprise » est en fait un petit air de musique à peine perceptible (il faut dire que la zone de bivouac est assez grande)…

Encore un moment pas triste au moment du lever où Hervé joue les paparazzi…

Un petit-déjeuner : café, sucre, cake, lait mont-blanc… tout ça sur l’herbe sèche, ce qui est particulièrement remarquable à cette heure matinale… et il ne fait pas froid.

Démontage de la tente.

Remplissage des bidons d’eau. Cette année, la proximité du village a permis un raccordement au service d’eau et du coup l’eau était à profusion et sous bonne pression, ce qui facilitait le débit.

Bouclage du sac à dos. Ce matin le temps est moins franc : un peu couvert, un peu de brume au loin…

Etape 2 :

Les premiers de chaque parcours sont déjà sur le départ (ils partent à 6H00 et ceux qui ont moins d’une demi-heure d’écart avec les premiers partent avec exactement leur retard de la veille (histoire de donner un peu de piment à la course), c’est ce qu’on appelle le départ « en chasse ».

Nous on part avec le gros de la troupe à 6H30. C’est reparti ! La feuille de route est chopée, on repère la première (à moins de 1 kilomètre) et Go ! Ca commence par une bonne montée qui calme tout de suite le rythme ! No problem. Pour la 2, on décide d’un itinéraire plus long mais avec un minimum de dénivelé. La 3 est toute proche de la 2 (intérêt ?). Pour la 4, il faut là aussi bien lire le relief et on décide de contourner un grand thalweg. Ceci étant fait on arrive sans souci à la 4 qui se trouve être une grande fourmilière. La 5 nous oblige à « serpenter » le long du trait rouge. L’itinéraire pour la 6 nous impose du dénivelé (c’est vrai que ça nous aurait manqué !)… Dans la dernière montée, les raiders sont les uns derrière les autres, le pas est lent, et personne ne cause, trop occupé à gardé son souffle ! La 7 se trouve là aussi juste à côté de la 6, mais il s’agit d’un monument perdu en pleine forêt et très sympa.

 

Cap sur la 8 : on « dahute » un peu à flanc toujours pour éviter de descendre et remonter. On retrouve le chemin, puis la balise. Encore 4 balises à peu près alignées vers le Nord Ouest nous séparent de l’arrivée. La 9 se situe près d’une mare. Pour 9-10 on a droit à une descente assez longue et bien marquée. S’il avait plu dans la nuit, c’est sûr qu’on ne serait pas passé ici car descendre dans la boue aurait été impossible…

10-11 : long itinéraire sans vrai difficulté. Juste un tout petit choix à un moment : on monte ou on fait le tour ? Vu le détour, on décide de passer par le sommet et on bne regrette pas car là-haut, un orchestre nous joue de la musique sympa ! C’est sûr, on approche de l’arrivée qu’on rejoint sans problème. Ouf ! 4h34 pour 13300 m et 540 m de dénivelé.

L’après course et le retour

Le confort du camping car est particulièrement appréciable à ce moment : la douche chaude sans avoir à faire la queue, quel bonheur !

Tout beau tout propre, on s’en va sur l’aire d’arrivée pour profiter du déjeuner offert par l’organisation… Et c’est là qu’une file d’attente attire notre regard : ce n’est pas celle du restau (qui est déjà longue) mais celle d’un stand de bière artisanale… et comme mes 2 coéquipiers apprécient particulièrement ce breuvage, on s’insère dans la file d’attente : après tout, on n’est pas pressés ! Jamais nous n’avons vu une vitesse de service de la bière aussi lente !! C’est donc encore après au moins 30 ou 40 minutes que nous pouvons apprécier la bière (et oui, je n’ai pas voulu faire la queue pour rien : moi aussi j’en ai pris une et c’est là l’erreur !)…

Bon on va au self où le repas est s’avère assez « ordinaire » puisque le choix se limite à jambon-purée, ou poulet-riz… M’enfin, on fait avec…

C’est là que mes ennuis intestinaux ont commencé…

Il nous faut maintenant reprendre la route. Je vous passe beaucoup de détails mais vous comprendrez que j’ai particulièrement apprécié le confort du camping car puisque, après 10 mn de conduite,  j’ai cédé le volant à Daniel pour profiter des toilettes à bord… et je suis resté à la place la plus proche de ces toilettes salvatrices !

Arrêt touristique au bec d’allier : on en profite pour diner…. Les intestins vont mieux…

Arrêt à Blois pour la nuit sur les bords de la Loire. Arrivée à Laval à 11h30.

 

Voilà le récit de notre aventure d’un week-end… L’an prochain le raid est prévu dans le Vercors… C’est plus loin… Mais ça sera surement bien !